
Vie d’Artiste, compagnie de jeunes danseurs, voit officiellement le jour en 1993. Pas une simple formation de danseurs, jeunes certes, mais suffisamment rompus à sa pratique chorégraphique pour se produire sur scène. Non. Plus que cela, un pan à part entière de la trajectoire de la chorégraphe, un temps riche et intense pendant lequel Zéline Zonzon, plus que jamais, nourrit son questionnement à une source que l’innocence, la “virginité” de ces jeunes danseurs, loin des mouvances des danseurs professionnels, rend plus rare et plus profonde encore. Hors des circuits classiques de la danse contemporaine, dans un isolement consenti, gage d’une totale liberté, Zéline Zonzon poursuit avec eux cette même entreprise : quoi dire et comment le dire tout simplement avec le corps dans une recherche que le chorégraphe ne leur impose pas mais qu’ils appréhendent ensemble, sans postulat ni balisage de départ.
Vie d’Artiste [Künstlerleben], ein Unternehmen junger TänzerINNEN, erblickte 1993 offiziell das Licht der Welt. Nicht einfach eine junge Tanzgruppe, wenngleich auch jung, sondern ausreichend erfahren um sich choreografisch auf der Szene zu platzieren. Zeline Zonzon arbeitet mit der unschuldigen “ersten Blüte” dieser TänzerINNEN abseits der klassischen Tanzzirkel. Sie nutzt ihre Distanz zum “Althergebrauchten” um völlige Freiheit zuzulassen. Zeline Zonzon verfolgt mit ihnen die einfache Frage: Wie durch den Körper sprechen? Auf der Suche, die ihnen die Choreografin nicht aufzwingt, sondern bei der sie sie begleitet, ohne Kathechismus oder Startblock. (Version: Nikkolo Feuermacher)
Avec eux, Zéline Zonzon signe “Après nous le déluge” (Hivernales d’Avignon, 1993), “Sur un air d’enfance inachevé” (Mois de la danse, Odéon, Nîmes, 1996), “Et cetera” en collaboration avec Eva Roszenka, (Cracovie, 1997) et surtout “Noir corbeau” (création, salle Jacques Terrisse, Nîmes 1998), sa seule pièce chorégraphique à ce jour où l’intime s’efface un temps et cède la place à une dimension et une danse plus politiques. Là, événement il y a. La guerre pour dire l’insupportable et l’indélébile violence faite aux enfants.
Avec eux encore, elle ouvre le premier volet de “Comment je pourrait se dire”, baptisé “Entre deux” (Mois de la danse, Nîmes, 1999). Un entre deux qui reste toujours celui intime que Zéline Zonzon cherche à exprimer mais qui est aussi le leur, celui qu’ils éprouvent dans leur âme et dans leur corps, le temps bouleversant du passage.
Deuxième volet de “Comment je pourrait se dire” : “Encore” (Nîmes, 2000). “Quatuor” (Rendez-vous de la Danse, Bagnols sur Cèze 2004), “Rendez-vous à l’hiver » (Festival, Aramon 2005).
L’association VIE D’ARTISTE reçoit le soutien :
De la Ville de Nîmes, du Conseil Général du Gard, du Conseil Régional Languedoc-Roussillon
CHORÉGRAPHE / PARCOURS
DANSE CONTEMPORAINE
Choreografie – Erfahrungen – Zeitgenössischer Tanz
Les rencontres de Zéline Zonzon marquent un commencement déterminant. Révélant la danseuse, annonçant déjà la chorégraphe, leur impact résonne aujourd’hui encore dans son travail.
Odile Duboc, avec laquelle elle “cherche” pendant six ans (Compagnie Odile Duboc, 1974-1980, “Ora rythmov”, “Itinéraire bis”, “Félicien peintre”), resserre l’interrogation à la nature même du mouvement, à son abstraction, et imprime à la danse une dimension poétique que Zéline Zonzon fait définitivement sienne.
Andy Degroat ( “Red Notes “, 1982) lui déroule un espace sublimé dans l’écriture répétitive des trajectoires.
Carolyn Carlson, elle aussi dans une appropriation poétique et onirique du mouvement révèle à Zéline Zonzon la qualité du sien propre. L’essentiel est posé. Ces trois-là sont des sésames.
Zéline Zonzon entre dans le mouvement et dans un corps, le sien, qu’elle prend à bras le corps, totalement, sans fioritures.
Les expériences qui suivent alimentent seulement cette source originelle, ce commencement. Une longue étape chez Josette Baïz, au sein de la compagnie La Place Blanche (1982-1987, Marée basse, “Prudence ou les émotions subtiles”…) puis , boulimie de rencontres et nécessité de prendre du recul par rapport à une compagnie “famille”, des passages plus ou moins appuyés dans les univers de Bagouet, de Gallotta ou de plus surprenantes incursions dans les ballets du répertoire lyrique (Festival lyrique d’Aix-en-Provence, 1988, 1989) : toutes les expériences qui nourrissent son désir de traverser la danse lui sont bonnes. Pourtant, déjà, la danseuse perçoit confusément que cette qualité du mouvement que lui ont révélée Odile Duboc et Carolyn Carlson, aucun chorégraphe ne lui offre vraiment l’espace suffisant pour la laisser s’exprimer.
Zéline ZONZON crée sa compagnie professionnelle.
COMPAGNIE PROFESSIONELLE / COMPAGNIE ZELINE ZONZON
Professioneller Tanz – das Unternehmen Zeline Zonzon – Präsenz:
“Anciens combattants”
- Festival International de danse d’Aix-en-Provence, 1988
Sa première pièce chorégraphique va, encore une fois, à l’essentiel. Sans anecdote, sans description, toujours sans fioritures, l’univers de Zéline Zonzon se révèle celui de l’intime, du désir de l’interroger, le fouiller pour en faire resurgir trace.
“Intime conviction” – Création, Théâtre du Merlan, Marseille, 1991
“Carnet de bord” – Création, Théâtre de l’Odéon, Nîmes, 1995
“Sans raison” – Création, Festival de la Nouvelle Danse, Uzès, 1997
“Une, personne et cent mille” – Création, Festival de la Nouvelle Danse, Uzès, 2002
“Rose contemporain” -Création, Théâtre de l’Odéon, Nîmes, 2004
“Hier cet après-midi” – Création, Théâtre de l’Odéon, Nîmes, 2005
“Osez Mozart” – Création, Cloître des jésuites, Nîmes, 2006
“Mardi gras” – Création, Les Corbières, 2006
Mercredi des Cendres – Création, Les Corbières, 2008
NB : nous vous indiquons ici les lieux de création, ces pièces ont été diffusées dans notre région et en national.
La compagnie ZÉLINE ZONZON reçoit le soutien :
De la Ville de Nîmes, du Conseil Général du Gard, du Conseil Régional Languedoc-Roussillon
PÉDAGOGIE/
ÉCOLE VIE D’ARTISTE
Tanzpädagogik – ‘Vie d’Artiste’-Schule
Dire par le corps, exprimer par le mouvement, c’est aussi l’essentiel de ce que Zéline Zonzon impulse à une pratique pédagogique à laquelle elle consacre une égale énergie depuis vingt ans. Professeur depuis 1996 des cours et ateliers permanents de l’association Côté cours, créée la même année et rebaptisée aujourd’hui École Vie d’Artiste, elle s’efforce d’y initier et d’y faire partager une approche du mouvement qui se fie autant à la technique qu’à l’improvisation et à la composition, approche qu’elle élargit en outre au milieu scolaire (maternelle et primaire), au théâtre et à la danse, lors de stages et d’interventions ponctuelles en France et à l’étranger.
Etwas mit dem Körper zu sagen, sich in der Bewegung auszudrücken, sind für Zeline Zonzon wichtige Impulse, die Sie mit konstanter Energie sei zwanzig Jahren weitergibt. Seit 1996 laufende Kursangebote haben sich Heute zur ‘Vie d’Artiste’-Schule verdichtet. Es geht um einen Zugang zu Bewegung zu initiieren und zu teilen, der sowohl in der Tanztechnik als auch in der Improvisation wurzelt. Tanzpädagogische Angebote für alle Altersgruppen und Schultypen (Kindergarten, Grundschule bis Universität), vom Tanztheater bis zur Intervention im öffentlichen Raum, in Frankreich und im Ausland.
Avec la même conviction, la même exigence que celles qui fondent son travail de création, elle s’attache là encore à tenir ses élèves loin des sentiers battus, les entraînant plus volontiers dans des espaces qui aiguisent l’imaginaire et amplifient toujours le mouvement :
“Pauline et les sirènes”, Les Saintes-Maries-de-la-Mer, 1991
“Paroles”, cérémonie d’ouverture de la semaine des Nations unies, Nîmes, 1998
“Haïku”, jardin de l’hôtel Chouleur, Nîmes, 1999
“Un matin comme les autres” en collaboration avec le cinéma d’art et d’essai, Le Sémaphore, Nîmes, 2000
“Entre chiens et loups”, guinguette du bar de Calvas, 2001
“Apéritif dansé”, jardins extérieurs d’un particulier, 2002
“Bon anniversaire”, Hôtel Meinier, Nîmes, 2003
“19h-20h”, Théâtre Mobil homme, Nîmes, 2004
“L’amoureuse”, Théâtre de l’Odéon, Nîmes, 2005
“Instant”, Maison de retraite Château Sillhol, Nîmes, 2006
“Corps en Fanfare “, performance de rue avec la fanfare ” la Basse Cour”, Nîmes, 2007
“Ouverture danse”, inauguration du théâtre Christian Liger, Nîmes, 2008
“Un petit Cadeau”, Théâtre de l’Odéon Nîmes, 2009
Autant d’espaces, de lieux et surtout d’expériences à chaque fois uniques pour un désir constant, celui du professeur, de la danseuse et de la chorégraphe : que le mouvement juste et libre jamais ne se fige, toujours grandisse et plus en dise.
Nîmes, le 1 novembre 2010
Bonjour Zéline Zonzon !
Je fais partie du comité de rédaction du petit magazine “Riche…lieu de Paroles”.
Vous avez peut-être lu le n° Automne 2010 où nous avons publié de petits articles sur la vie d’artiste dans le quartier ?
Comme cette série va continuer, j’aimerais vous rencontrer pour un interview mais je n’ai pas réussi à trouver votre n° de téléphone… Pour prendre rendez-vous pour un entretien sur votre travail et votre vie dans le quartier, je vous prie de bien vouloir m’appeler, si possible dans la semaine suivante.
En vous remerciant d’avance, je vous salue cordialement,
Jutta Jahn